Accusations du Niger : « Le Bénin attire l’attention, mais ne se laissera pas distraire », répond Houngbédji
Le porte-parole du gouvernement béninois a réagi, ce vendredi, aux récentes déclarations du président nigérien, qui accuse le Bénin de manœuvres hostiles à l’encontre de son pays, allant jusqu’à évoquer une attaque contre son aéroport. Oscillant entre métaphores et réponses frontales, Wilfried Léandre Houngbédji a fermement réfuté ces allégations, tout en mettant en exergue le parcours du Bénin au sein de la sous-région. « Sans fausse modestie, nous sommes les premiers de la classe. Et cela ne fait pas que des heureux », a-t-il affirmé, revendiquant les performances et la stabilité du pays.
Selon le porte-parole du gouvernement, le statut particulier du Bénin dans la sous-région justifie en grande partie l’attention soutenue dont il fait l’objet. « Le Bénin demeure aujourd’hui le pays dont on parle le plus et que beaucoup cherchent à découvrir », a-t-il affirmé, estimant que cette exposition peut provoquer des réactions hostiles ou nourrir des tentatives de diversion. Il a également soutenu que les déclarations du président nigérien n’ont guère dépassé le cadre officiel. « J’ai constaté avec satisfaction qu’après les propos de Monsieur Tiani, même nombre de ses compatriotes, sur les réseaux sociaux, disent ne pas y croire », a-t-il ajouté.
Abordant le climat sécuritaire régional, Wilfried Léandre Houngbédji est revenu sur la tentative de coup d’État du 7 décembre dernier, déjouée par les Forces armées béninoises. « Nous savons ce que nous avons traversé le 7 décembre et nous connaissons le rôle de certains pays de la sous-région. Pour autant, nous n’avons pas choisi de nous époumoner sur toutes les tribunes », a-t-il déclaré, soulignant la posture de retenue adoptée par les autorités béninoises. À l’en croire, certaines prises de parole relèveraient davantage d’une stratégie de « contre-feu » destinée à détourner l’attention.
Tout en se voulant rassurant, le porte-parole du gouvernement a insisté sur la fermeté de l’État face à toute menace. « En cas de menace, nous renforcerons les dispositifs déjà en place pour garantir la sécurité, la quiétude des populations et l’intégrité du territoire national », a-t-il assuré. Une détermination sans équivoque, a-t-il précisé : « Aucune menace ne sera prise à la légère. Mais nous n’avons pas vocation à perdre du temps avec ceux dont l’unique objectif est de nous empêcher d’être en tête ».




